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Citation salome

C'est quoi au juste, la systémie ?

Une naissance par l'émulation de "cerveaux" sans frontières ...

Ce courant a la particularité de s'être construit à partir d'à peu près tous les domaines de la sience. Il est ainsi applicable à chacun d'eux : de l'informatique à la physique en passant par l'épistémologie, la sémiologie, les neurosciences et la psychologie.

Cette pensée permet ainsi de voir les phénomènes et leurs corrélations complexes dans leur intégralité, à travers une approche interdisciplinaire. L'objectif est alors de construire un modèle simplifié permettant de mieux comprendre une réalité beaucoup plus complexe et plus riche.

En 1942, débutent les conférences Macy autour de l'étude des mécanismes de causalité circulaire, tendant à dégager une science générale du fonctionnement de l'esprit.

Dès 1952, un groupe de participants (dont le célèbre G. Bateson) collaborent autour de recherches plus centrées sur la communication sociale et plus particulièrement sur le deutéro-apprentissage*. Ils fondent alors ce qui sera appelé plus tard l'école de Palo Alto, en Californie.

 

Le paradigme systémique :

Les éléments composant les processus évolutifs sont considérés comme indissociables de ces derniers. Les éléments intéragissent en effet entre eux de manière non linéaire, formant ainsi des systèmes complexes. La théorie générale des systèmes (Bertalanffy) tend à modéliser cette vision de la réalité.

Ce paradigme révolutionnaire est une nouvelle "philosophie de la nature" et va ainsi engendrer de nouvelles démarches théoriques, expérimentales et méthodologiques : théorie cybernétique, théorie de l'information, théorie des jeux et de la décision, théorie des circuits et des fils d'attente, théorie de la relativité, théorie de la complexité, théorie du chaos  ... Mais aussi l'écologie, la chorématique, les nouvelles techniques de management, l'intelligence artificielle, les réseaux de communication, ...  Nous sommes alors bien loin de la vision scientifique analytique et mécaniste qui prédominait jusque-là. 

La psychothérapie a aussi beaucoup évolué grâce à ce nouveau paradigme. P. Watzlawick (psychologue américain) créa ainsi dans les années 1960 les thérapies familiales systémiques au sein même de l'école de Palo Alto.

C'est alors une thérapie dite "brève"** qui est appliquée. L'approche  du problème vécu par le patient y est globale : le symptôme n'est plus seulement celui du patient, mais ce dernier porte un symptôme exprimant aussi un dysfonctionnement du système (conjugal, familial ou culturel) auquel il appartient.

Autrement dit : tout comportement est adopté en interaction avec autrui, enchevêtré dans un réseau relationnel complexe.

Le thérapeute ne va donc pas chercher à retracer le genèse du problème (le pourquoi ?), mais plutôt comment agir sur cet état relationnel pour que "la part sociale" qui entraine ce dysfonctionnement comportemental, cesse le plus rapidement possible. 

Le thérapeute travaille donc dans l'ici et maintenant (hic et nunc). Ainsi, dans une communication défaillante ou dans une relation pathogène, chacun adopte son comportement en fonction de celui de l'autre et selon un scénario socialement bien défini , maintenant ainsi le système et l'ensemble de ses membres dans un état d'équilibre, de stabilité (pathologique ou pas). 

*: Ou comment apprend on à apprendre ?

 ** : par opposition aux thérapies de type psychanalytiques et psychothérapies de longue durée (dites "de fidélisation").

 

En quoi l'approche systémique peut-elle enrichir une prise en charge ?
 
De ce point de vue, le thérapeute prend en charge non seulement le patient qui se présente à lui et les symptômes qu'il lui présente (lessymptômes s'inscrivant aussi culturellement, cf : ethnopsychiatrie), mais aussi le contexte dans lequel ces symptômes s'expriment, leurs effets pour l'individu et pour chacun de ses proches. Le thérapeute cherche ainsi à comprendre non plus un symptôme "froid", posé à plat ; mais il appréhende un symptôme vivant, "chaud", dans toutes la complexité de ses interactions (en amont comme en aval du symptôme).
Nous voyons dès lors toute la richesse qu'un tel point de vue peut apporter au cours d'une thérapie. Et ce d'autant plus que le thérapeute utilise ses propres ressentis, afin de mieux résoner et raisonner avec son patient sur sa problématique humaine (cf approche humaniste). Nous ne sommes alors plus très loin du courant littéraire des existentialistes.
 
L'observateur agit dès lors sur son observation. Nous passons ainsi d'une vision statique en 2 D (où le thérapeute se place en position haute, d'expert) ; à une position d'égal à égal où le patient apporte l'expertise qu'il a de son propre mal (cf : La compétence des familles d'Ausloos) et où le thérapeute apporte son expertise professionnelle. Ces deux compétences étant complémentaires, une émulation, une résonance peut alors se créer et permettre de mieux appréhender toute la complexité du vécu apporté en séance. Nous passons alors à une vision plus dynamique (et en 3 D) de la problématique abordée.

 

Les Thérapies Cognitivo-Comportementales (TCC) :

Les TCC sont issues de la recherche scientifique. Elles se fondent sur le constat qu'il existe un lien étroit entre les pensées, les émotions et les comportements.

Les TCC ont pour spécificité de prendre en charge le patient dans l'ici et maintenant de manière ciblée et structurée, pour s'attaquer concrètement aux difficultés qu'il rencontre. Thérapeute et patient cherchent alors à identifier puis à corriger les idées et les comportements inadaptés qui génèrent -souvent de manière répétée- des conséquences néfastes pour le patient, que ce soit sur le plan personnel, relationnel ou professionnel.

La méthode TCC, dont les origines se trouvent dans la recherche et la rigueur scientifique, se prête assez facilement à des mesures d'efficacité et de résultats. Ces mesures font intégralement parti du processus thérapeutique, permettant au patient de vérifier par lui-même ses progrès. En France, le rapport de l'INSERM* de 2004 concernant l'efficacité des psychothérapies  a ainsi conclu à l'efficacité des TCC dans 15 cas cliniques sur les 16 cas évalués.

*: L'INSERM (institut national de la santé et de la recherche médicale), est spécialisé dans la recherche médicale.

 

Les origines scientifiques des TCC :

Ce courant est issu de la méthode expérimentale. Son origine est anglo-saxonne.

 

En résumé, cette méthode novatrice est :

  • Une méthode collaborative : Le patient apporte son vécu, son désir de changement, ses perceptions, ses expériences de vie ; le thérapeute apporte son écoute, son expérience professionnelle, son recul et ses outils thérapeutiques.
  • Une méthode ciblée : Patient et thérapeute travaillent ensemble à résoudre une difficulté spécifique, définie ensemble au préalable.
  • Une méthode active : Les expériences du patient ne sont pas seulement entendues mais surtout travaillées en séance (et entre les séances, grâce aux exercices), afin de lui permettre d'avancer plus vite et plus efficacement.
  • Une méthode pragmatique : Nous travaillons en mettant l'accent sur l'amélioration des difficultés ressentie plutôt que sur leurs origines.

 

Comment se déroule une thérapie Cognitivo-Comportementale ?

Le thérapeute se place dans une vision très pragmatique : il accompagne le patient dans l'identification des fonctionnements internes (pensée ; émotion ; comportement) qui sont pour lui source de souffrance. En aidant le patient à prendre conscience de ses schémas cognitifs pathogènes (anxiogènes ou dépressiogènes) et de ses croyances inadaptées (autour desquels s'organise sa problématique), le thérapeute l'oriente vers l'amélioration des concepts irrationnels qui induisent en erreur sa vision de la réalité.

L'objectif des interventions ciblées est  d'aider le patient en souffrance à retrouver au plus vite confiance et autonomie. C'est pourquoi lors des séances, le psychologue est amené à lui présenter des outils concrets qui vont lui permettre de prendre de la distance vis à vis de ces comportements problématiques, de revoir ses croyances et de vivre de nouvelles expériences plus satisfaisantes.

La motivation et l'implication du patient dans sa propre thérapie sont primordiales pour obtenir rapidement des résultats positifs. C'est d'ailleurs en demandant la réalisation d'exercices entre les séances que le professionnel obtient ces résultats rapides. Les exercices proposés permettent en effet au patient d'expérimenter de nouveaux comportements, de gérer au mieux ses émotions et d'assimiler (tant au niveau psychique que sensoriel) les techniques apprises en séance, avec le soutien bienveillant de son thérapeute.

 

En quoi les TCC sont-elles particulièrement efficaces sur les cas de troubles anxieux, de troubles dépressifs et pour la gestion du stress ?

De nombreuses études attestent de leur efficacité à court, moyen et long terme. On parle aujourd'hui de TCC 3ième vague ou TCCE (TCC Emotionnelle).L'efficacité des TCCE est particulièrement reconnue dans le traitement du stress, des troubles anxieux, des troubles dépressifs, des stress post-traumatiques, des attaques de panique, de l'insomnie, des difficultés relationnelles, des phobies, des troubles du comportement, ...

Cette approche reprend les fondamentaux des TCC en s'enrichissant d'un travail plus soutenu sur la dimension émotionnelle du trouble. C'est cette nouvelle approche qui offre des techniques particulièrement efficaces dans la prise en charge du stress et de l'anxiété car elle permet d'obtenir un changement à 2 niveaux :

  • Sur les FACTEURS de stress : En agissant sur l'environnement et en modifiant la perception des facteurs de stress.
  • Sur la REACTION au stress : En favorisant le contrôle de la réaction physique, émotionnelle et comportementale. Ainsi, les techniques utilisées lors des séances ont soit un point de départ corporel (relaxation musculaire progressive et par suggestion, contrôle respiratoire, respiration dynamique) ; soit un point de départ psychique (mindfullness, visualisation). En confrontant le patient à des exercices répétés, cela permet de produire chez lui une habituation qui conduira dans un second temps à une diminution progressive de sa réponse émotionnelle aux stimuli "stress".

Ces techniques de relaxation profonde s'inspirent des plus grandes méthodes de relaxation élaborées par Shultz, Jacobson, mais aussi des travaux plus récents de J. Kabat Zinn*.

En expérimentant les différentes techniques proposées, le patient prendra conscience qu'il est très souvent parasité par des pensées négatives, des sentiments et des sensations corporelles désagréables. Notre travail thérapeutique régulier vise à le faire sortir de son "pilotage automatique", lui permettre de mieux gérer ses émotions et se libérer de ses tensions internes, afin de retrouver un meilleur équilibre intérieur et un "mieux vivre".

*: J. Kabat Zinn est professeur en médecine, fondateur et directeur de la 1ère clinique du stress dans le Massachussets. C'est lui qui a créé la Mindfullness (càd pleine conscience), ce terme signifie : "diriger son attention de manière délibérée, au moment voulu et sans jugement de valeur".

 

Petit test simple, pour mesurer votre niveau d'anxiété :

Répondez (1 ; 2 ; ou 3) aux questions suivantes afin de vous auto-évaluer.

  • Je me sens tendu ou énervé
  • J'ai une sensation de peur comme si quelque chose d'horrible allait m'arriver
  • Je me fais du souci
  • Je peux rester tranquillement assis à ne rien faire et me sentir décontracté
  • J'éprouve des sensations de peur et j'ai l'estomac noué
  • J'ai la bougeotte et n'arrive pas à tenir en place
  • J'éprouve des sensations soudaines de panique
Un score supérieur à 10 correspond à une anxiété marquée, pouvant induire des symptômes.
 
Source : HAD (Hospital Anxiety and Depression Scale) de Zigmond et Snaith (1983).
 
 
 
 
Esprit zen reiki libre robert jahns

La révolution de Darwin :

La théorie darwinienne n’a pas seulement transformé l’ensemble des sciences du vivant, de l’échelle moléculaire à celle des grands équilibres écologiques. Elle s’est diffusée à l’étude de l’évolution des langues, des réseaux de communication, de l’économie, aux stratégies de développement des nouvelles générations de machines et de robots capables d’évoluer et de s’adapter, y compris à l’échelle de l’atome, l’échelle des nanotechnologies.
Elle a aussi profondément transformé notre culture. Les dérives tragiques auxquelles elle a conduit au siècle dernier ont été à l’origine de l’émergence de l’éthique biomédicale moderne, d’une réflexion sur la meilleure façon de mettre les avancées de la connaissance au service de chacun, sans instrumentaliser ni emprisonner des personnes dans ce que l’on croit avoir appris sur elles. Chaque personne est toujours plus que ce qu’on peut en comprendre et en décrire.
Nés d’une évolution sans projet, nous sommes devenu d’autant plus responsables de notre conduite. Et il nous faut inventer librement notre avenir, en tissant sans cesse les liens fragiles qui fondent notre commune humanité, dans le respect de la singularité et de la vulnérabilité de chacun.

Pour en savoir plus, une intervention intéressante de Jean Claude Ameisen :

Université de Nice Sophia Antipolis, les lundis de la connaissance.

 

 

Si vous voulez évaluer votre estime de soi :

Veuillez suivre le lien suivant :

Echelle de Rosenberg

L'estime de soi est souvent mal perçue dans nos sociétés occidentales, elle est trop souvent assimilée à une sorte de narcissisme excessif.  C'est cependant un facteur prépondérant dans la prévention de plusieurs psychopathologies, dont l'addiction. Ne sous-estimez donc pas l'importance d'avoir une estime de soi "suffisemment bonne".

Psy